Financement participatif : le prêt entre particuliers d'une valeur de 11 milliards dans le monde entier
Financement participatif : le prêt entre particuliers d'une valeur de 11 milliards dans le monde entier
Bologne, Italie, 27 janvier 2016
​Le prêt entre particuliers, ou en d'autres termes, l'offre directe de crédit, sans intermédiaires, en ligne, par des investisseurs potentiels à des personnes et des sociétés qui recherchent un financement, se développe rapidement à l'échelle mondiale. La progression a été telle en 2014 que le volume total de ressources échangées a atteint 11 milliards, ce qui représente plus des deux tiers du total des activités dites de « financement participatif ». 
 

La croissance a dépassé les 100 % par rapport à 2013 (avec une variation de +140 % aux USA et en Europe et de +300 % en Asie), et en 2015 les volumes devraient tripler et atteindre 34 milliards de dollars.
Ce sont les principales conclusions de l'étude « Prêt entre particuliers : mythe ou réalité ? », commandée par CRIF à SDA Bocconi.
Il s'agit du premier projet de recherche en Italie consacré à cette nouvelle forme de financement dans laquelle le prêteur s'attend à percevoir une rémunération plus élevée que celle des investissements traditionnels tout s'assurant un niveau suffisant de diversification.
 
Évolution de la composition du financement du modèle de financement participatif


Source : « Financement participatif : mythe ou réalité ? »  recherche de SDA Bocconi – CRIF 2015
 
L'étude s'est particulièrement penchée sur le développement du financement basé sur des prêts de 2007 à 2014. Au cours de cette période, les volumes ont été multipliés par 40 par rapport à la situation de 2007. Au même moment, le pourcentage des approbations de demandes a fortement augmenté, passant d'environ 10 % en 2007 à 15 %, tout comme le nombre total moyen de demandes
Les autres aspects étudiés dans cette recherche étaient les taux d'intérêt appliqués au niveau international et le risque des prêts accordés par le biais du financement participatif.

En particulier, l'expérience internationale montre qu'il est nécessaire de définir correctement le coût du crédit : en général les taux moyens appliqués aux clients performants (13 %) sont bien plus bas que ceux des clients qui se sont avérés insolvables rétrospectivement.

Une amélioration importante de la qualité du crédit accordé a été observée : la probabilité de défaut, calculée en tenant compte uniquement des prêts compromis et non-performants, a beaucoup diminué dans le temps, passant de 18 % en 2007 à moins de 9 % en 2014.